salle expo adresse
   

 
  INFOS PRATIQUES : diffraction au foyer des optiques astronomiques
   
 

L'amateur qui saura interprêter et exploiter les nombreuses informations contenues dans la figure de diffraction de son instrument sera à même d'en tirer tout le potentiel et la quintessence.
Est-ce encore utile de rappeler aux possesseurs de télescopes que le meilleur banc de test pour leur instrument est une étoile de moyenne magnitude sous un ciel sans turbulence. Alors si les conditions le permettent, sortez votre télescope une bonne heure à l'avance, équipez-le d'un oculaire de courte focale et examinez attentivement l'image d'une simple étoile bien centrée dans le champ tout en jouant sur la mise au point de façon à révéler tous les aspects de la figure de diffraction ainsi obtenue par votre optique.


 
 

La séquence ci-contre schématise l'aspect théorique d'une étoile vue à travers l'instrument pendant qu'on joue sur la mise au point avec un oculaire de fort grossissement.
(grossissement équivalent à plus de 2X le diamètre en mm si possible)
 
- au point focal, avec une mise au point parfaite et une bonne stabilité d'image, le disque d'Airy (ou faux disque) devient visible (avec une bonne collimation et par faibles turbulences).
son diamètre linéaire donne la taille minimum des étoiles aux foyer de l'instrument sur un capteur CCD ou sur film argentique. Ce diamètre de quelques microns seulement dépend du F/D (voir formule de G. Airy).
son diamètre angulaire nous renseigne sur la qualité et le pouvoir séparateur de l'instrument. Il représente la quantité minimum théorique de détails visibles dans l'instrument à fort grossissement (voir règle de Lord Rayleigh).
 
- les plages intra/extra focales montrent les anneaux de diffractions bien visiblent de part et d'autre de la mise au point. Ces derniers nous renseignent sur la qualité de l'optique (diverses aberrations sont ainsi décelables), sur sa collimation mais également sur la qualité du site d'observation (seeing).
 
- une intervention sur la collimation est à envisager quand le disque d'Airy se présente décentré par rapport aux anneaux de diffractions. La collimation sera terminée quand la concentricité sera retrouvée, quand l'éclairement des anneaux sera totalement homogène sur leur circonférence et cela jusqu'au premier anneau contre le disque d'Airy.

   
courbe d'intensité lumineuse  
   
   
échelle de Danjon   Différents aspects de figures de diffraction selon la turbulence (atmosphérique, locale ou instrumentale) :
- classe V = stabilité d'image parfaite, seeing excellent pour l'observation et l'imagerie planétaire, moments rares
- classe IV : qualité suffisante pour obtenir de belles images par moments d'acalmies
- classe III : ciel standard, les images peuvent s'améliorer en cours de nuit
- classes II et I : images trop instables donc inexploitables
     
page précédente : formules optiques   page suivante : collimation d'un Cassegrain
     
    Pour approfondir vos connaissances, n'hésitez pas à consulter le lien ci-dessous :
    http://perso.club-internet.fr/legault/collim_fr.html

 
Retour : fermez cette fenêtre